On éteint les lumières, une flamme bleue danse sur un cône de sucre, et le caramel brûlant goutte dans une marmite de vin chaud épicé. La Feuerzangenbowle est moins une recette qu'une petite cérémonie hivernale, à partager entre amis autour de la table.
3,9Note de la rédaction
Goût4
Équilibre3,8
Facilité2,9
Popularité30
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Décoration: Tranches d'orange, bâton de cannelle · Glace: Servi sans glace
Préparation
Chauffez le vin rouge avec les tranches d'orange et de citron, la cannelle, les clous de girofle et la badiane jusqu'à ce qu'il soit chaud sans bouillir, puis transvasez-le dans une marmite à punch résistante à la chaleur, posée sur un réchaud.
Posez le support à pain de sucre en travers de la marmite et placez-y le pain de sucre.
Imbibez uniformément le pain de sucre de quelques cuillerées à soupe de rhum et allumez-le avec précaution à l'aide d'une longue allumette.
Continuez d'ajouter du rhum avec une longue louche, jamais directement à la bouteille, jusqu'à ce que le sucre ait fondu dans le vin.
Une fois la flamme éteinte, remuez, retirez les épices et servez dans des verres ou des tasses résistant à la chaleur.
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Regardez la préparation
Feuerzangenbowle
Goût
Chaude, fruitée et épicée : vin rouge, orange et cannelle, avec des notes de caramel sombre dues au sucre brûlé et au rhum. Sucrée sans être sirupeuse, et plus forte qu'un vin chaud ordinaire.
Histoire et origine
La Feuerzangenbowle tire son nom de la « Feuerzange », la pince à feu qui servait autrefois à tenir le pain de sucre au-dessus du punch ; aujourd'hui, un support métallique spécial posé en travers de la marmite fait l'affaire. L'usage de faire brûler du sucre imbibé de rhum au-dessus de vin chaud est plus ancien que sa célébrité en Allemagne ne le laisse penser.
Son statut culturel vient en grande partie du roman de Heinrich Spoerl paru en 1933, « Die Feuerzangenbowle », et de sa plus célèbre adaptation au cinéma, en 1944, avec Heinz Rühmann. L'histoire commence par un groupe d'hommes qui se remémorent leurs souvenirs autour d'une Feuerzangenbowle fumante. Les projections du film, souvent accompagnées d'un punch préparé sur place, sont devenues une tradition d'avant Noël dans de nombreuses villes universitaires allemandes, et la boisson est incontournable sur les marchés de Noël allemands.
Conseils du barman
La sécurité d'abord : travaillez sur une surface stable et ininflammable, gardez la bouteille de rhum fermée et loin de la flamme, et ne versez jamais depuis la bouteille dans le feu.
Le rhum doit titrer au moins 54 % vol. ; un rhum moins fort ne brûle pas de façon fiable.
Ne laissez pas bouillir le vin, sinon l'alcool s'évapore et les épices deviennent amères.
Variantes
Version sans alcool
Utilisez du jus de raisin rouge avec les mêmes épices et faites fondre le sucre sans flamber ; c'est sucré, ajoutez donc du jus de citron.
Feuerzangenbowle blanche
Utilisez un vin blanc sec avec des tranches de pomme et d'orange pour un punch plus léger et plus fruité.
Questions fréquentes
Quel rhum faut-il pour une Feuerzangenbowle ?
Un rhum titrant au moins 54 % vol. En Allemagne, on trouve des rhums spéciaux « Feuerzangenbowle » destinés à cet usage.
Quel est le degré d'alcool d'une Feuerzangenbowle ?
Elle est plus forte qu'un vin chaud, généralement autour de 10 à 14 % vol., selon la quantité de rhum ajoutée.
Peut-on faire une Feuerzangenbowle sans le kit spécial ?
Il faut une marmite résistant à la chaleur et un support métallique pour le pain de sucre. Une grille solide en inox posée en travers de la marmite peut dépanner, mais un vrai kit est plus sûr.